Des étoiles dans ses yeux, un sourire qui illumine son visage, et une humilité désarmante. Passer du temps avec elle, c’est être certain de repartir plus heureux
Certaines personnes entrent dans nos vies et laissent une empreinte indélébile. Elles inspirent, elles élèvent, elles rappellent par leur exemple que la grandeur réside souvent dans les actes les plus simples et les plus authentiques.
Aujourd’hui, je veux rendre hommage à une femme extraordinaire, une véritable leçon de résilience et d’humilité, qui a su impacter de manière unique.
Elle a un merveilleux mari que j’appelle affectueusement Monsieur l’Intello. Pourquoi ce surnom ? Parce que dans ma génération, il est rare de voir des jeunes se distinguer autant à ce niveau. J’aurais sûrement des mots pour lui une autre fois.
Mais aujourd’hui, ce n’est pas de lui que je veux parler, mais d’elle. Je l’appelle souvent ma pote, le Docteur Alice Nkulu. Je me souviens du jour où elle a lu un texte d’éloge que j’écrivais à mon frère. Elle m’a alors rappelé pour me dire : « J’attends mon tour, . »
Ce qu’elle ne savait pas, c’est qu’il n’y a pas de tour. Je n’écris pas sur une personne par hasard ou par obligation. Je le fais quand l’envie, le ressenti et l’inspiration sont là. Parce que pour moi, l’authenticité et la sincérité sont ce qui donne du poids à mes mots.
Mais bien plus que cela, elle ne savait pas qu’elle faisait partie de ces rares personnes qui me font gonfler le torse de fierté. Je ne manque jamais l’occasion de le dire : « Mon amie est docteur. » Pourquoi ? Parce que, dans notre société, 8 ans d’études pour une femme sont souvent perçus comme excessifs. Beaucoup finissent par abandonner leurs rêves pour se marier au premier citoyen stable qui se présente.
Mais elle, elle a défié cette règle. Je l’ai vue se surpasser, travailler sans relâche à Salama (son espace de lecture) pour maîtriser sa matière et devenir médecin. C’était plus qu’un objectif, c’était un rêve de vie. Et malgré cette carrière exigeante, elle est restée profondément engagée dans sa foi, jusqu’à devenir présidente de la chorale qui m’a, moi-même, appris à chanter.
Des étoiles dans ses yeux, un sourire qui illumine son visage, et une humilité désarmante. Passer du temps avec elle, c’est être certain de repartir plus heureux.
En 2023, je me retrouve à Kinshasa, une ville où elle est la seule personne que je connais. Elle devait m’accueillir en visite un jour et m’offrir un repas fait maison, oui, j'aime manger😁, car, en tant qu’étranger, il fallait bien souvent se contenter des Malewa.
Je me souviens encore de ce trajet. Partant de Lingwala, où je résidais, pour rejoindre Gramalik (et oui, c’était tout un périple, mais fait avec plaisir 😁). Arrivé chez elle, je reprends enfin mon souffle dans cette ville où tout va à une vitesse folle. Avec elle, je ne me sens plus seul. Je peux savourer avec un immense plaisir le plat de Makemba qu’elle m’a préparé, tout en écoutant la sagesse de Monsieur l’Intello.
Avoir plus que le minimum et vivre comme si on n’avait rien, voilà une leçon d’humilité exceptionnelle qu’elle m’a apprise, une leçon que seule une vie comme la sienne peut enseigner.
À toi, Docteur Nkulu, vis merveilleusement et impacte ce monde dans la sphère que tu t’es choisie.
Je le redis encore une fois : ce n’est pas son anniversaire, mais juste un texte ordinaire pour une personne extraordinaire.
La vraie grandeur ne réside pas dans ce que l’on possède, mais dans la manière dont on transforme la vie de ceux qui nous entourent. Alors, à chacun de nous : quelles traces choisissons-nous de laisser ?
Teddy MUKANDA, le rédacteur

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