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Comment exister quand on est rien?

Victime d'un système, les jeunes ne sachant plus à quel sein se vouer se laissent manipuler par l'image que leur présente le monde capitaliste du paraître qui voudrait que ne puisse recevoir de la considération qu'une personne dont l'économie semble montrer une certaine croissance qui sans doute est importante mais qui ne s'acquiert  cependant  pas dès la sortie de l'université. Ainsi, la question même de l'existence s'invite au débat. Teddy MUKANDA
En parcourant mon fil d’actualité Facebook, je suis tombé sur  une vidéo qui relate l’histoire d’un jeune diplômé Stéphane qui a deux 02 diplômes de master mais aujourd’hui est marginalisé par la société. Pourquoi ? vous dites-vous...  Eh bien parce qu’il a perdu son emploi et n’arrive plus a s’en sortir financièrement. Son histoire m’a peiné parce que nous tous sommes témoin à chaque instant de ce genre réalité morbide quand on est pas sujet de ce type de rejet.
De nos jours, l’existence humaine est réduite  à ce que l’on possède, au poste que l’on occupe ou à l’envie que l’on est capable de susciter chez les autres. on vit dans un monde ou paraître est une de plus en plus recommandé. Faute de quoi, il devient tout à fait légitime de vous ignorer, jusqu’à ce que vous doutiez vous-même que vous existez. Autrement dit, si vous n’avez pas de boulot à partir d’un certain âge par exemple, vous représentez un problème, un danger, un handicap pour une économie que l’on voudrait dynamique, un taux de chômage que l’on souhaite faible; et vous la peste infeste, dont l’ingratitude de la société a marqué le visage qui se vide peu a peu d’espoir, vous êtes nuisible tout simplement. Alors, l’odeur pestilentielle de votre pauvreté aura eu raison de l’amitié des gens faisant place à l’amer solitude.
Aussi, il faut admettre que l’une des conséquences de nos ambitions de capitalistique effrénées c’est qu’on abruti les gens; on les confine dans des parcours classiques, qui représentent des pilules absorbées par des parents qui volontiers les recommandent à leurs enfants: aller à l’école pour avoir un diplôme et quand vous l’aurez le respect de la société vous sera dévolue comme un os que l’on jette à un mignon chien pour le récompenser pour la tâche accomplie; avec en bonus la promesse d’avoir plus si vous décrochez un emploi qui représente la cerise sur le gâteau du statut social; à défaut de cela, vous êtes un moins que rien plus communément connu sous la dénomination de chômeur, vagabond, clandestins et quels autres appellations que voudrons bien vous prêter cette société à l’imagination débordante.
Alors, que penser de tous cela ? Est-on manipuler dans notre propre maison qu’est cette société? ou est-on en train de pousser le capitalisme dans la partie sombre faisant de nous des sous-hommes égoïstes et sordides? Il ne faudrait pas faire d’amalgame, je pense qu’on a vraiment besoin d’avoir ce dynamisme qu’apporte le capitalisme; ce que je dis ici plutôt c’est qu’on devrait garder un peu plus d’humanité et être solidaire. 
A l’évidence, les gens ne passent plus du temps en famille car absorbés par leur travail, d’autres ne discutent plus avec des humains car ils n’ont les yeux que rivés sur leur téléphone portable. Est-ce cela l’humanité ? Est cela l’objectif  réel des nouvelles technologies ? Je pense que vous seul avez les réponses de ces questions. 
Alors, n’oubliez pas  en y répondant, que nous avons tant de choses à partager à commencer par l’espoir que donne un sourire à des gens désespérés qui ont du potentiel à revendre dont le monde ne bénéficiera jamais parce qu’ils n’ont pas eu l’encouragement nécessaire.
Par Yves Christian M'POUET
Via LinkedIn 



Commentaires

  1. Je crois que les jeunes apprennent assez rapidement à quel sein se vouer, surtout les garçon statistiquement. Par contre s'il s'agit de Saint, alors là clairement c'est la faillite totale ;-)

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